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Respiration nasale chez l'enfant : repérer les difficultés et orienter

2 min de lecture

Une respiration par la bouche qui persiste mérite d'être explorée, notamment lorsqu'elle s'accompagne de ronflements ou d'un sommeil perturbé. L'objectif de cet article est de proposer des repères d'observation et d'orientation, sans déduire une cause ou un diagnostic de ce seul signe.

Pourquoi la respiration nasale est-elle si importante ?

Le nez est un organe de traitement de l'air : il filtre, humidifie et réchauffe l'air inspiré.

Quelles causes rechercher ?

Une obstruction nasale, certaines particularités anatomiques et des habitudes oro-faciales peuvent coexister. Le bilan recherche ces facteurs et leur rôle chez l'enfant concerné. Une respiration par la bouche ne permet pas, à elle seule, d'en identifier la cause. Repères de l'ASHA.

Observer la sphère oro-faciale

Des études observationnelles ont relevé des différences dentaires et faciales chez certains enfants respirant par la bouche. Elles ne permettent pas de prévoir l'évolution d'un enfant ni d'attribuer toutes ces différences à sa respiration. L'observation de la posture et de l'occlusion peut conduire à un bilan dentaire ou orthodontique. Harari et coll., 2010.

Observer le sommeil

Des ronflements persistants, des pauses respiratoires, un sommeil agité ou une fatigue dans la journée justifient un avis médical. Une irritabilité ou une agitation inhabituelle peut aussi accompagner un trouble du sommeil. Ces signes doivent être évalués ensemble ; la respiration par la bouche ne suffit pas à diagnostiquer une apnée. Assurance Maladie — Sommeil de l'enfant.

Observer l'articulation

Des difficultés de production des sons peuvent coexister avec une respiration par la bouche, notamment des productions interdentales. Cette coexistence ne démontre pas un lien causal pour chaque difficulté. Le bilan orthophonique ou logopédique examine les productions de parole et leur contexte. Hitos et coll., 2013.

Ce qu'on peut mettre en place

Le rôle du logopède ou de l'orthophoniste est d'abord de repérer, d'informer et d'orienter. La respiration buccale est souvent un signe d'alerte qui mérite une prise en charge pluridisciplinaire.

1. Orienter vers un spécialiste médical

Un médecin, notamment un pédiatre ou un ORL, peut rechercher la cause d'une difficulté respiratoire et orienter les examens. Une gêne persistante ou des ronflements réguliers méritent cette évaluation. Assurance Maladie — Quand consulter ?.

2. Rééduquer la posture et la fonction

Une rééducation oro-myofonctionnelle peut être envisagée selon le bilan, par un professionnel formé. Avant de chercher à installer une fermeture buccale au repos, les obstacles à la respiration nasale doivent être évalués et pris en charge. Les exercices se choisissent selon les besoins identifiés. ASHA — Prise en charge.

3. Travailler en lien avec l'orthodontie

Un palais étroit ou une malocclusion peuvent nécessiter un appareillage orthodontique, parfois combiné à une rééducation myofonctionnelle. Les professionnels coordonnent leurs interventions en fonction du bilan.

4. Adapter les conseils au bilan

Les conseils concernant les habitudes orales, l'alimentation, l'hygiène nasale ou le sommeil sont à individualiser avec les professionnels qui suivent l'enfant. Il n'existe pas ici de consigne de couchage ou d'alimentation applicable à tous.

5. Impliquer les parents

Les parents peuvent décrire ce qu'ils observent au quotidien et poser leurs questions aux professionnels. Lorsque des exercices sont proposés, leurs objectifs et leurs modalités sont expliqués pour que les consignes soient comprises.

Quand s'inquiéter ?

Quelques signes doivent attirer l'attention :

  • Bouche ouverte au repos, jour et nuit.
  • Ronflements réguliers ou respiration bruyante pendant le sommeil.
  • Pauses respiratoires observées pendant le sommeil.
  • Langue basse ou lèvres écartées en permanence.
  • Difficultés articulatoires persistantes.
  • Fatigue chronique, somnolence ou troubles de l'attention.

Ces signes isolés ne font pas un diagnostic, mais ils justifient une évaluation.

Conclusion

Observer la respiration, le sommeil et la parole permet de recueillir des informations utiles au bilan. Le rôle du professionnel est d'orienter et d'adapter l'accompagnement aux besoins de l'enfant, en lien avec les autres intervenants.

Pour approfondir

Les études observationnelles citées dans le texte décrivent des associations. Elles n'évaluent pas les activités LogOrtho.

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